LIGUE CONTRE LE CANCER

COMITE DU CANTAL

LES DEPISTAGES

 

 

 

A – LES DEPISTAGES ORGANISES GENERALISES :

 

 

1 -  LE DEPISTAGE ORGANISE : PREMIERE ARME ANTICANCER :

 

 

Le dépistage organisé, dispositif récent mis en place sous l’impulsion du Ministère de la Santé, repose sur des critères de qualité rigoureux, portés par les centres de dépistages départementaux.

 

Au regard de l’évolution du nombre de cancers, estimés à 365 000 en 2011, le dépistage, sous la meilleure influence des médecins traitants généralistes, des Comités de la Ligue contre le cancer et des campagnes d’information publique, est la première arme anticancer.

 

Face aux cancers, parmi les plus fréquents (sein, col de l’utérus et côlon – rectum), hommes et femmes disposent d’examens de dépistage propres à chaque cancer.

 

A ce jour, le dépistage organisé est généralisé pour le cancer du sein et le cancer colorectal. Il le sera bientôt pour celui de l’utérus.

 

Le dépistage organisé, reste la garantie des techniques les plus récentes, les mieux évaluées et les plus efficaces. On augmente ainsi au maximum les possibilités de détection de cancers à des stades précoces, par rapport aux dépistages individuels (dépistages organisés en dehors des structures et des médecins agréés).

 

Ainsi, par exemple, pour le cancer du sein, le dépistage organisé intègre une double lecture des radiographies , ce qui apporte une vraie sécurité quant à la fiabilité des résultats.

 

Pour obtenir votre passeport dépistage, adressez-vous à votre Comité départemental.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 – LE CANCER DU SEIN :

 

 

Vous êtes une femme entre 50 et 74 ans ? Le dépistage organisé du cancer du sein vous concerne.

 

En France, on estime chaque année chaque année à 49800 les nouveaux cas cancers du sein (chiffres 2005) soit 101.5/100 000 nouveaux cas annuels, avec 75% de nouveaux cas dépistés chez des femmes de plus de 50 ans.

 

Ce nombre est en augmentation constante : de 35 000 nouveaux cas en 1995, il est passé à 42 000 cas en 2000 et 49 800 cas à ce jour, soit 36.6% des cancers féminins.

 

 

La mortalité affecte annuellement 11 200 femmes (chiffres 2005) soit 21.8% des décès féminins par cancer. Elle touche 17.7 femmes / 100 000.  La région Nord est la plus touchée par la mortalité du cancer du sein.

 

Si entre 1980 et 2005 le taux d’incidence annuel d’évolution a augmenté de 2.1%, celui de la mortalité a baissé de 0.4%.

 

Un cancer du sein peut se développer durant plusieurs années sans le moindre symptôme. Détecté tôt, il est généralement plus facile à traiter avec moins de risques de séquelles, un meilleur résultat thérapeutique et donc une augmentation des chances de guérison.

 

Un dépistage régulier rend possible un diagnostic précoce de ce cancer.

 

Un programme de dépistage organisé du cancer du sein a été mis en place sous l’impulsion du Ministère de la Santé, avec l’Assurance Maladie, les Conseils Généraux et le soutien de la Ligue contre le cancer. Il s’inscrit dans le Plan Cancer.

 

Il permet à toutes les femmes de 50 à 74 ans de bénéficier d’une mammographie gratuite, réalisée dans les meilleures conditions de qualité et de compétence des professionnels, tous les 2 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

              

3 – LE DEPISTAGE DU CANCER DU CÔLON / RECTUM :

 

 

Vous êtes un homme ou une femme entre 50 et 74 ans, vous pouvez bénéficier d’un dépistage gratuit du cancer du côlon, grâce à un test Hémoccult IIR.

 

 

Le cancer colorectal représente, par sa fréquence, le troisième cancer chez l’homme et le deuxième chez la femme. Sa fréquence augmente après 45 ans.

 

Il est découvert dans 73% des cas au niveau du côlon et de la région recto-sigmoïdienne et dans 27% des cas dans le rectum. L’âge moyen au diagnostic est de 72 ans chez l’homme et de 75 ans chez la femme.

 

En France, on estime l’incidence à 37 000  nouveaux cas par an (chiffres 2005) : 19 900 cas chez l’homme (37.7 / 10 000  cas) et 17 500 cas chez la femme (24.5 / 100 000). Entre 1980 et 2005, le taux annuel d’évolution du cancer colorectal a augmenté de 0.5% chez l’homme et de 0.3% chez la femme.

 

La mortalité représente 16 865 personnes chaque année : 8 900 hommes (15.2 / 100 000) et 7 964 femmes (8.9 / 100 000). Entre 1980 et 2005, la mortalité a diminué annuellement de 1.1% chez l’homme et de 1.3% chez la femme.

 

Le taux français de survie après un cancer colorectal est l’un des meilleurs d’Europe avec une survie relative à 5 ans de 57% chez les femmes et de 54% chez les hommes.

 

La majorité des cancers du côlon se développent à partir de polypes adénomateux, encore appelés adénomes. La détection et l’ablation des polypes adénomateux permettent donc de réduire le risque de cancer colorectal qui est d’autant plus élevé que la taille du polype est plus importante.

 

Le dépistage du cancer du côlon et du rectum est basé sur la découverte de sang microscopique (non vu à l’œil nu) dans les selles. En effet, très souvent les gros polypes et les cancers de l’intestin saignent sur un mode discret et non visible. Ce saignement microscopique pourra être repéré grâce à une recherche de sang dans les selles.

 

Un programme de dépistage organisé du cancer colorectal a été mis en place sous l’impulsion du Ministère de la Santé, avec l’Assurance Maladie, les Conseils Généraux et le soutien de la Ligue contre le cancer. Il s’inscrit dans le Plan Cancer.

 

Il permet à toutes les personnes, hommes et femmes, de 50 à 74 ans de bénéficier d’un dépistage gratuit du cancer du côlon, grâce à un test Hémiccult IIR.

 

 

 

 

 

4 – PLUS D’INFORMATIONS SUR LES EXAMENS COMPLEMENTAIRES :

 

 

 

4-1 - L’échographie mammaire :

 

Elle complète la mammographie, mais ne la remplace pas.

 

Elle peut aider à localiser l’anomalie pour guider un prélèvement, ou à reconnaître un kyste liquidien.

 

 

 

4-2 – Une aspiration ou ponction cytologique :

 

 Pour analyser les cellules : à l’aide d’une aiguille et d’une seringue, on aspire des cellules au niveau de l’anomalie.

 

 Les cellules prélevées sont examinées au microscope pour savoir s’il s’agit d’un cancer. Cet examen n’est cependant pas suffisant en général pour affirmer le diagnostic et il est alors nécessaire d’effectuer une biopsie.

 

 Si une tumeur est diagnostiquée après la biopsie, on procède à la recherche d’une extension. Les ganglions axillaires sont de petits organes de la taille d’un haricot et qui contiennent uniquement des cellules immunitaires appelées lymphocytes (on appelle ces ganglions des ganglions lymphatiques).

 

 Les ganglions axillaires sont situés sous le bras (aisselle). Une dizaine de ganglions est prélevée lorsqu’on enlève la tumeur du sein, au moment de l’intervention chirurgicale. Ces ganglions sont ensuite analysés pour savoir s’ils renferment ou non des cellules cancéreuses venant du sein.

 

S’ils ont des cellules cancéreuses, un traitement régional (radiothérapie) ou général (chimiothérapie ou hormonothérapie) sera alors envisagé.

 

 Pour certaines formes de cancers, des examens complémentaires plus poussés peuvent être réalisés pour vérifier si d’autres organes sont atteints. On peut citer :

  • Un scanner ou une échographie du foie, des poumons
  • Une IRM du cerveau.

 

 

 

 

 

 

 

 

B – LES DEPITAGES INDIVIDUELS :

 

 

LE CANCER DU  COL DE L’UTERUS :

 

En France, le cancer du col de l’utérus se situe au 10ème rang des cancers féminins. Moins fréquent que le cancer du col du sein, on recense tout de même 3 070 nouveaux cas par an soit 7.1 femmes pour 100 000. Son taux d’incidence annuel a diminué de 2.9% entre 1980 et 2005.

 

La mortalité affecte 1 070 femmes chaque année (1.9 / 100 000) mais ici encore on relève une baisse du taux d’évolution annuel de 4% entre 1980 et 2000 qui se poursuit encore entre 2000 et 2005, avec une diminution annuelle de 3.2%.

Le cancer du col de l’utérus est l’un de ceux pour lesquels il y a eu les plus grandes avancées au cours des 20 dernières années. On constate en effet :

 

  • qu’il existe un test de dépistage, simple, non douloureux, efficace : le frottis cervico-utérin
  • que ce test permet également de reconnaître les états précurseurs du cancer du col utérin. Ces maladies, appelées dysplasies (ou lésions intra-épithéliales de bas grade ou de haut grade) précèdent le plus souvent le cancer de 10 à 15 ans. Leur traitement permet d’évaluer leur transformation en cancer invasif du col utérin.

 

L’infection par le virus du papillome humain (HPV/ Human Papilloma Virus) représente le principal facteur de risque de cancer du col de l’utérus. La contamination s’effectue à l’occasion de rapports sexuels mêmes protégés. Elle est très fréquente puisqu’on estime que 20 – 50% des personnes seront infectées.

 

Il n’existe pas de dépistage organisé du cancer du col utérin. Par contre, chaque femme doit avoir le souci de se soumettre régulièrement à un dépistage individuel. Il repose suer la pratique régulière d’un frottis qui, en prélevant des cellules du col, permet leur analyse au microscope. L’examen direct du col (colposcopie) permet également de mettre directement en évidence des lésions suspectes. Mais seule l’analyse de ces lésions après biopsie permet d’affirmer le diagnostic en constatant la présence de cellules cancéreuses.

 

Le papillomavirus humain est présent dans 99.7% des cancers du col utérin.

 

Connaissant aujourd’hui le rôle cancérigène de ces virus à l’origine des condylomes et lésions dysplasiques du col (pas seulement inflammatoires), il est maintenant conseillé et licite de proposer une vaccination aux jeunes adolescentes et jeunes filles, afin de les protéger de la survenue de ces lésions et par la même de la survenue d’un cancer du col utérin. Mais cette prévention vaccinale ne doit pas faire supprimer la pratique du dépistage régulier par le frottis cervico-vaginal.

 

 

 

 

 

 

C – AUTRES DEPISTAGES :

 

 

1 – DEPISTAGE DU CANCER DE LA PROSTATE :

 

La prostate est une glande qui fabrique le liquide séminal, composant du sperme, et qui est située à la sortie de la vessie sur l’urètre.

 

Elle entoure, l’origine de l’urètre comme un manchon, ce qui permet de comprendre les troubles urinaires liés à l’augmentation du volume de l’organe.

Anatomiquement, la prostate se situe juste en avant du rectum, si bien qu’au cours d’un toucher rectal, le médecin peut en apprécier son volume et sa consistance.

 

Le cancer de la prostate est un cancer fréquent : premier cas chez l’homme avec 62 245 nouveaux cas en France pour 2005, et par sa mortalité : deuxième cause de mortalité chez l’homme avec 9 202 décès annuels (2005). Ce cancer est rare avant 50 ans et sa fréquence augmente avec l’âge. A 75 ans, c’est le cancer le plus fréquent chez l’homme.

 

Le cancer de la prostate n’occasionne pas de troubles urinaires quand il se développe en périphérie de la prostate et ne comprime pas l’urètre. Cependant, il peut occasionner des troubles urinaires semblables à ceux que provoque l’adénome (tumeur bénigne de la prostate) s’il se développe au centre de la prostate et comprime l’urètre. Ces troubles sont en général d’évolution plus rapide que lors d’un simple adénome.

 

Le diagnostic repose sur la palpation de la prostate lors d’un toucher rectal et par le dosage du PSA (Prostatic Spécific Antigen), protéine sécrétée par les cellules normales de la prostate et par les cellules cancéreuses. Un taux élevé de PSA ou sa progression rapide sont des éléments qui font suspecter un cancer de la prostate. Des biopsies de la prostate sont nécessaires au diagnostic. D’autres tests comme le PCA3 dosé dans l’urine semblent prometteurs.

 

L’opportunité d’un dépistage systématique a fait l’objet de nombreuses évaluations. L’ensemble des agences d’évaluation en santé qui se sont prononcées sur le thème, a conclu que le dépistage systématique dans la population générale ne permettait pas de diminuer la mortalité par cancer de la prostate.

 

Même si pour l’instant le dépistage systématique du cancer de la prostate n’est pas recommandé par les autorités de santé, il est défendu par l’Association française d’Urologie qui propose, pour les personnes présentant un risque familial, un toucher rectal et un dosage de PSA, tous les ans, chez les hommes de 50 à 75 ans. Ce dosage peut être débuté à 45 ans chez les patients à risque (antécédents familiaux et hommes d’origine afro-antillaise). En effet, il permet de diagnostiquer des tumeurs à un stade localisé et donc curable.

 

 

 

 

 

2 – DIAGNOSTIC PRECOCE DES CANCERS DE LA PEAU :

 

 

Les carcinomes cutanés et les mélanomes sont les cancers les plus fréquents de la peau.

 

En France, environ 60 à 80 000 nouveaux cas de carcinomes et 7000 nouveaux cas de mélanomes sont diagnostiqués chaque année.

 

Il faut reconnaître les cancers cutanés le plus tôt possible afin de les traiter le plus précocement possibles. Pour cela, il est important de consulter au moindre doute lorsque apparaît une modification d’une lésion existante ou une lésion nouvelle qui ne disparaît pas au-delà de 1 à 2 mois.

 

 

Les carcinomes se développent à partir de cellules de l’épiderme, soit de la couche basale (carcinome basocellulaire), soit des couches supérieures (carcinome spinocellulaire). Ils apparaissent le plus souvent sur les zones exposées au soleil, c’est-à-dire sur le visage, les épaules, les avant-bras et les mains.

 

Les mélanomes naissent à partir des mélanocytes, cellules fabriquant la mélanine qui est un pigment brun ou roux protecteur de la peau. Ils sont beaucoup plus rares que les carcinomes, mais peuvent se développer chez des sujets jeunes. Ils doivent être détectés et pris en charge rapidement, car ils peuvent diffuser dans tout le corps et donner des métastases très difficiles à traiter.

 

Les mélanomes peuvent se développer sur n’importe quelle partie du corps, mais apparaissent assez fréquemment sur le tronc chez l’homme et sur les jambes chez la femme. Le plus souvent, ils se présentent sous la forme d’une lésion pigmentée, qui s’étend en superficie d’abord, en épaisseur ensuite, change de forme et de couleur. Toute lésion de ce type se modifiant, ou d’apparition récente, doit amener à demander un avis médical avec examen histologique de la lésion.

 

Toutes les études réalisées montrent que l’exposition au soleil est un facteur majeur dans le développement des cancers de la peau.

 

 

Pour les cancers spinocellulaires, les risques augmentent avec le nombre d’heures d’exposition. A ce titre, les sujets travaillant en permanence à l’extérieur (marins, cultivateurs, …) constituent une population à risque.

 

Pour les cancers basocellulaires et les mélanomes, il apparaît aujourd’hui que des coups de soleil reçus pendant l’enfance (avant 10 ans) représentent un facteur de risque majeur. D’où l’importance de protéger particulièrement les enfants des rayons du soleil, notamment aux époques et aux heures où ils sont les plus intenses (l’été, entre 12 et 16 heures).

 

Enfin, nous ne sommes pas égaux devant le soleil. Les sujets les plus à risque sont ceux ayant une peau de « type blond ou roux », ne bronzant pas ou peu et ne se protégeant pas. Des règles générales de protection contre les rayons du soleil sont proposées.

 

Dans tous les cas, une surveillance régulière de sa peau est indispensable : une personne ayant eu un carcinome présente un risque élevé d’en refaire un second et, de même, une personne ayant eu un mélanome a un risque de voir apparaître une deuxième lésion.

 

 

 

 

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